Après son mariage en 1871 avec Sabine Andriot qu’il a rencontrée lors de son séjour à Charlieu à l’invitation de son ami peintre Armand Charnay, Firmin-Girard s’installe à Paris, Boulevard de Clichy à proximité de la Place Pigalle. Des fenêtres de son atelier, il peut voir la place s’animer avec tous les personnages qui […]

C’est au début des années 1870 que Firmin-Girard découvre les falaises de Normandie et la côte qui s’étend de la vallée de la Bresle au sud à la baie de la Somme. La ligne de chemin de fer de Paris à Eu qui longe la vallée de la Bresle vient d’ouvrir, rendant ce littoral accessible à quelques […]

Firmin-Girard qui, lors de ses études au sein de l’atelier Gleyre et de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts,  s’était destiné à la peinture d’histoire au sommet de la hiérarchie, s’est tourné vers la peinture de genre. Ses tentatives pour le Prix de Rome ne lui ayant pas permis d’accéder au premier Grand Prix et devant se […]

  Représentant la vie dans les campagnes qu’il affectionne, Firmin-Girard pénètre dans les intérieurs et ajoute à son approche naturaliste une touche intimiste pour traiter de scènes domestiques dans lesquelles la figure féminine tient la première place. Recourant à une palette qui s’est assombrie, il peint des scènes familiales dans lesquelles les femmes s’affairent aux […]

Lorsqu’en 1890, il rejoint la Société Nationale des Beaux-Arts qui vient d’être relancée par Meissonier, Puvis de Chavannes, Braquemond et Rodin pour se démarquer du Salon de plus en plus dominé par la peinture « officielle » et dont il devient sociétaire, Firmin-Girard se rapproche des courants naturalistes et évolue vers des sujets empruntés aux régions dans lesquelles il […]

Avec le produit de la vente de son Quai aux fleurs à un collectionneur américain, Firmin-Girard se fait construire une villa à Onival sur mer, en bord des falaises, à proximité du bourg d’Ault, déjà fréquenté par quelques peintres dont notamment Jules Cogniet ou Auguste Hillemacher un de ses élèves. Le site est encore vierge, si ce n’est […]

Alors qu’il est tenté par la vague du japonisme qui commence à se répandre dans la vie artistique, ce qui lui vaudra un grand succès au Salon de 1873 avec La toilette japonaise, Firmin-Girard aborde, dans le même temps, la peinture orientaliste à l’instar de nombreux peintres du XIXème siècle. C’est lors ou à l’issue de voyages en Orient ou […]

Sous le Second-Empire et plus tard sous la troisième République, de nombreux cercles littéraires et artistiques rassemblant des célébrités, peintres, sculpteurs, poètes et écrivains se réunissaient périodiquement, notamment lors de dîners.  Certains de ces cercles étaient liés à une région particulière, par exemple celui de « La Cigale » dont les membres étaient originaires du sud de la France. D’autres […]

Firmin-Girard, contemporain de la photographie, dont on date son invention en janvier 1839, lors de la présentation du daguerréotype à l’Académie des sciences, soit quelques mois après sa naissance a noué une relation complexe avec celle-ci.  Tour à tour concurrente de sa peinture, modèle d’une toile, elle lui sert aussi à diffuser ses œuvres par des reproductions photographiques, […]

Suite à la fronde des artistes dont le jury du Salon de 1863 n’avait pas sélectionné les œuvres, l’Empereur Napoléon III autorise la création du Salon des Refusés. C’est là, dans une salle voisine du palais de l’Industrie, que sont, dès lors, exposés ceux que Baudelaire qualifie de « vrais chercheurs ». Manet présente son Déjeuner sur […]

Préalablement à ses grandes compositions, Firmin-Girard se livre à un véritable travail de portraitiste pour ses personnages qui prendront place notamment dans ses scènes parisiennes, les halles, les quais ou les places. Il peint sur le vif ces hommes et ces femmes, simples passants ou s’affairant à une activité en lien avec le lieu ou la scène qu’il […]

  Au milieu du XIXème siècle le salon caricatural caractérisé par un assemblage de parodies d’œuvres exposées au Salon annuel a connu un certain essor. C’était une sorte de compte-rendu en images humoristiques qui se présentait sous la forme d’un journal ou d’un petit livret, voire parfois de séries dans des revues illustrées. Ces salons […]

Firmin-Girard est présent dans de nombreux musées en France et à l’étranger. Ses œuvres conservées illustrent les différentes facettes de son travail en même temps que les étapes de sa carrière artistique depuis ses études au sein de l’atelier Gleyre et de l’Ecole des Beaux-Arts où il s’initie à l’art académique, puis lors de ses […]

C’est lors de l’Exposition Universelle de 1855 à Paris qu’une place est pour la première fois, assignée aux Beaux-Arts, qui n’étaient pas présents dans la première Exposition de Londres. La France, « Mère des Arts et du Goût » , décide de réserver aux Beaux -Arts une place significative et leur affecte un bâtiment pour abriter plus de 5000 […]

Quand il n’habille pas ses personnages en costume d’époque, Firmin-Girard suit de près la mode. Les tenues, notamment celles portées par les femmes, dans ses tableaux sont des éléments essentiels de leur composition mais aussi de précieux témoignages de l’évolution de la société à la fin du XIXème siècle et au début du XXème. C’est l’époque où la mode féminine,  renoue avec un rôle […]

Les naissances de Jeanne en 1874 et de Marc en 1875 suscitent chez Firmin-Girard un désir d’intimité familiale qu’il transpose dans des scènes de vie où il représente ses jeunes enfants. Le bonheur transparaît dans ses compositions qu’il expose au salon de 1875. Dans le jardin de la marraine la petite Jeanne donne la main à […]

Ses camarades de l’atelier Gleyre l’avaient surnommé « le dernier des paysagistes ». Firmin-Girard a découvert le paysage à Barbizon, à la suite des  peintres, les Corot, Millet, Diaz, Théodore Rousseau, Jules Breton qui ont fréquenté, les premiers, cette région de Fontainebleau dès les années 1820.  Tandis qu’il étudie dans l’atelier Gleyre et à l’Ecole des Beaux-Arts et […]

Firmin-Girard a peint un nombre limité de portraits préférant les scènes dans lesquelles ses personnages, parfois en gros plan, s’adonnent à leurs occupations. Alors qu’il est encore étudiant, au cours des années 1860, il peint des portraits suite à des commandes ou pour des membres de sa famille. Il fait aussi le portrait de ses hôtes […]

Après le succès du Quai aux fleurs au salon de 1876 et sa vente à un collectionneur américain, Firmin-Girard va poursuivre la représentation de scènes et de vues de Paris. Il réalise de nombreuses toiles des quais de Paris, dont plusieurs versions plus tardives du quai aux fleurs, mais aussi des vues avec Notre Dame en […]

Après son adhésion à la Société Nationale des Beaux-Arts, Firmin-Girard évolue vers une œuvre davantage en lien avec les courants naturalistes. Il peint, notamment, des scènes de la vie dans les campagnes, en particulier, les métiers traditionnels dont certains préfigurent l’industrie naissante. Que ce soit dans les environs de Charlieu où il passe de fréquents séjours ou […]

Si on ne connaît pas précisément les circonstances dans lesquelles Firmin-Girard et Armand Charnay se sont rencontrés,  leur amitié va durer tout au long de leur vie. Armand Charnay est un peu plus jeune que Firmin-Girard. Alors que l’un passe son baccalauréat, l’autre concourt pour le prix de Rome. Ils n’ont pas fréquenté les mêmes ateliers. Armand Charnay […]

C’est par l’intermédiaire de la maison Goupil dont une succursale dirigée par Michel Knoedler s’était installée en 1846 à New-York sur Broadway pour offrir de nouveaux débouchés aux artistes français les plus renommés, que Firmin-Girard est entré chez les collectionneurs américains amateurs de la peinture européenne et notamment française du 19ème siècle. Après quelques difficultés avec le public […]

C’est à Marlotte que Zola rencontre Firmin-Girard chez Jules Lecoeur qui fréquente l’atelier Gleyre comme Renoir, Monet, Sisley et Bazille. Les artistes ont aussi leurs habitudes à Paris au café Guerbois où Zola se rend assez régulièrement. Mais au printemps ou durant l’été, la bande d’artistes se transporte à Marlotte dans la maison de Jules Lecoeur […]

Les animaux sont très présents dans l’œuvre de Firmin-Girard. Sujet du tableau ou éléments essentiels de la scène représentée, ils témoignent de l’attachement et de la sensibilité du peintre à la nature, sentiments qu’il partage avec son ami Armand Charnay avec qui il peint fréquemment. S’ils sont des composantes importantes de nombre de ses tableaux, ils font […]

Un grand jour que le jour d’ouverture d’un Salon! Trois mille peintres, sculpteurs, graveurs, architectes l’ont attendu sans dormir, dans l’anxiété de savoir où l’on a placé leurs œuvres, et l’impatience d’écouter ce que ce public de première représentation va en dire. Médailles, décorations, succès, commandes, achats du gouvernement, gloire bruyante du feuilleton, leur avenir, […]

Après ses années de jeunesse au cours desquelles, Firmin-Girard a pu trouver sa place au sein du salon et parmi les peintres de son temps, vont succéder des années de maturité durant lesquelles il va s’affirmer et se recentrer sur ses thèmes favoris. Après sa mobilisation en 1870 dans la garde nationale mobile pour combattre […]

Dès la création de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1990, Firmin-Girard participe à son Salon du Champ de Mars. Il quitte le Salon des artistes français qui continue à se tenir en  même temps. Ses peintures sont, dès lors, exposées dans ce salon dissident jusqu’à la fin de sa carrière artistique qu’il n’abandonne que […]

Alors qu’il étudie dans l’atelier de Charles Gleyre, Firmin-Girard est admis à l’Ecole des Beaux-Arts en octobre 1854 pour concourir au prix de Rome. La formation à l’antique qu’il reçoit chez Gleyre est un bon exercice de préparation aux épreuves académiques que les postulants au prix de Rome doivent affronter. On rapporte, en effet, que […]

  L’American Art News du 18 janvier 1908 relatait l’aventure rocambolesque d’un tableau de Firmin-Girard disparu 15 ans auparavant, lors de l’envoi de 12 tableaux pour l’exposition universelle de Chicago de 1893, événement d’une grande renommée qui commémorait le 400 ème anniversaire de la découverte du Nouveau Monde. Elle faisait suite à l’Exposition Universelle de […]

Le critique d’art de Cherville, dans l’Illustration du 30 août 1873 qui avait fait paraître une reproduction de La toilette japonaise de Firmin Girard rapportait: « Nous avons désormais une nouvelle école, l’école japonaise et nous sommes heureux de reproduire pour nos lecteurs, le tableau de l’un de ses représentants les plus distingués ». Après la découverte […]

Son goût pour les fleurs que l’on avait déjà pu observer dans ses « marchés aux fleurs » conduit Firmin Girard à en faire un de ses thèmes favoris. Il peint les femmes de son entourage dans des jardins ouvragés ou sur des terrasses, entourées de riches compositions florales. Les roses, les pivoines, les hortensias et les […]

En 1865, Firmin-Girard peint Jour de chaleur à Marlotte. S’il paraissait aisé jusqu’ici de le ranger dans le tiroir « pompier, académique », son coup de pinceau se révèle bien moins conventionnel ! Jour de chaleur à Marlotte, comme deux ans plus tôt Les peintres de Barbizon, adopte un dessin et une palette de couleurs proches des amis […]

L’année 1861 est charnière pour la carrière de Firmin-Girard. Il est reçu in extremis en avril au premier essai du Prix de Rome, classé dix-neuvième sur vingt, avec La Mort de Lucrèce. Le 18 Mai, seulement dix candidats sont admis à concourir aux grands prix: Firmin-Girard est reçu second ! Cette même année, deux des œuvres […]

Estimé 300,000 – 500 000 USD, le Quai aux fleurs fut vendu 3,021,000 USD chez Sotheby’s le 9 mai 2014. En 1876 lors de la présentation du Quai aux fleurs au salon, vendu à 85 000 francs or à l’américain Butler par l’intermédiaire de Knoedler, une galerie new-yorkaise, la notoriété de Firmin Girard s’affirme. Les […]