Firmin-Girard qui, lors de ses études au sein de l’atelier Gleyre et de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, s’était destiné à la peinture d’histoire au sommet de la hiérarchie, s’est tourné vers la peinture de genre. Ses tentatives pour le Prix de Rome ne lui ayant pas permis d’accéder au premier Grand Prix et devant se contenter d’un second prix et de mentions, il n’obtient pas la reconnaissance escomptée comme peintre d’histoire et ne reçut pas les commandes attendues de l’Etat. La peinture de genre lui ouvre la voie du marché de l’art. Toutefois il ne peut se résoudre à abandonner l’histoire et habille ses personnages en costume d’époque.

En adoration
Après quelques scènes médiévales dans un esprit troubadour, il semble attiré par l’époque Louis XIII.

Les fiancés
Les fiancés qu’il expose au Salon de 1874 lui valent un certain succès auprès du public. La scène semble avoir pour décor le parc du château des Ternes à Paris, propriété de la famille de Saint Senoch. La critique vante le rendu des étoffes, des satins, des velours et des dentelles. Le tableau est acheté pendant le salon par un collectionneur anglais. il sera revendu quelques années plus tard à New-York par la galerie Knoedler.
Fort de son succès, Firmin-Girard poursuit dans la même veine. Ses fiancés sont désormais des châtelains dans un autre tableau.

Les Châtelains
Au cours des années suivantes, après sa parenthèse japonaise, (1875) et son grand succès pour Le Quai aux fleurs (1876), Firmin-Girard retrouve son attrait pour les costumes historiques. Il change d’époque et habille ses personnages en costumes Louis XV. Ses scènes continuent à être empruntées à des évènements familiaux, mariage, baptême notamment.

Noces au XVIIIème siècle

Baptême