FIRMIN-GIRARD et le prix de Rome

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La mort de Priam

Alors qu’il étudie dans l’atelier de Charles Gleyre, Firmin-Girard est admis à l’Ecole des Beaux-Arts en octobre 1854 pour concourir au prix de Rome. La formation à l’antique qu’il reçoit chez Gleyre est un bon exercice de préparation aux épreuves académiques que les postulants au prix de Rome doivent affronter. On rapporte, en effet, que celui-ci s’adressant à Claude Monet formé aussi dans son atelier, lui aurait dit « rappelez-vous, jeune homme, que lorsque l’on exécute une figure, on doit, toujours, penser à l’antique ».

A l’Ecole des Beaux-Arts, il étudie le modèle vivant et passe les diverses compétitions, notamment de la tête d’expression ou de la demi-figure, ce qui lui vaut déjà quelques médailles. Puis il rentre dans le cycle des épreuves successives qui conduisent au grand prix.

En 1861, il est reçu au premier essai qui consiste à réaliser une esquisse dont le sujet porte sur La mort de Lucrèce. Lors du deuxième essai, son modèle vivant lui vaut d’être classé second parmi les dix candidats admis à concourir pour l’épreuve finale ayant pour sujet La mort de Priam, le roi de Troie tué par le fils d’Achille parmi les décombres de la ville. Il a à peine quatre mois pour se préparer à la toile qu’il doit réaliser durant les soixante douze heures de loge. Jules Lefebvre, élève de Cogniet, obtient le grand prix et Alexandre-Louis Leloir le premier second grand prix devant Firmin-Girard deuxième second grand prix. La même année, un homonyme, Paul-Albert Girard est premier prix dans la catégorie du paysage historique.

L’année suivante, il tente, de nouveau, le prix de Rome. Admis au premier essai avec Le bon samaritain, il est écarté à l’issue du second tour et ne peut concourir à l’épreuve finale portant sur Véturie aux pieds de Coriolan, à l’issue de laquelle le premier grand prix ne sera, cependant, pas décerné cette année là.

Il poursuit encore, à trois reprises, ses tentatives pour le grand prix. Admis en 1863 à l’épreuve finale avec pour sujet Joseph se fait reconnaître par ses frères, il n’obtient pas le prix escompté, mais le ministre des Beaux-Arts, le Comte Waleski, lui remet la grande médaille d’émulation. En 1865, il est récompensé du premier accessit au grand prix avec Orphée aux Enfers. En 1866, il concourt, une dernière fois, pour Thétis remettant à Achille les armes forgées par Vulcain.  C’est son ami Henri Regnault qui obtient le prix.

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Orphée aux Enfers


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Joseph se fait reconnaître par ses frères

Après ces cinq tentatives, il reprend la voie des salons dans laquelle il s’était engagé quelques années auparavant avec, notamment, la présentation, en 1859, de sa première toile un Saint Sébastien. En 1863, il expose Après le bal, pour lequel il reçoit une médaille et son tableau est acquis par la princesse Mathilde. Les peintures qu’il présentera, alors, régulièrement au Salon, lui apporteront la reconnaissance attendue.

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