FIRMIN-GIRARD, après 1890, retour vers le naturalisme au salon de la Société Nationale des Beaux Arts

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Plaque de sociétaire de la Société Nationale des Beaux-Arts de Firmin-Girard de 1890, plaque réalisée par le sculpteur Charpentier et sur laquelle sont représentés Meisonnier et Puvis de Chavannes, fondateurs de la société.

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Le château de Gatellier

Dès la création de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1990, Firmin-Girard participe à son Salon du Champ de Mars. Il quitte le Salon des artistes français qui continue à se tenir en  même temps. Ses peintures sont, dès lors, exposées dans ce salon dissident jusqu’à la fin de sa carrière artistique qu’il n’abandonne que peu de temps avant sa mort. Durant la guerre de 14-18, le Salon n’a pas lieu. Il se tient, de nouveau, en 1918, conjointement avec la Société des artistes français au petit palais, au profit des œuvres de guerre. C’est pour Firmin-Girard son dernier Salon. 125 de ses peintures ont été exposées au cours de cette période.

Cette période se traduit par quelques évolutions. Tout d’abord, il devient officiellement Firmin-Girard. En effet, si auparavant, il signait Firmin-Girard, il était mentionné au Salon et dans les catalogues sous le seul nom de Girard, son prénom étant précisé après. Il avait, pourtant, dès les années 1860, pris pour nom de peintre Firmin-Girard, pour se distinguer d’autres peintres du même nom, notamment Paul-Albert Girard, second prix de Rome pour l’épreuve de paysage historique en 1861, l’année où, se présentant pour la première fois au prix de Rome, il obtient le second grand prix.

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Firmin-Girard revenant de peindre sur le motif

Sa peinture se transforme aussi, il abandonne progressivement les scènes historiques pour se recentrer sur les scènes de vie à la campagne, dont de nombreux tableaux sur les métiers et petites industries (Clément Roy menuisier, Les verriers d’Incheville, La forge de Jean Perrat, Le potier de Vallauris ….), les scènes de la vie parisienne et (Le carreau des halles, Place Pigalle…) des représentations familiales, la plupart du temps dans des jardins ou sur des terrasses (Enfants au bassin, Premiers pas…).

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Les verriers d’Incheville

Il se rapproche des courants naturalistes, mais aussi de manière plus fugace des courants intimistes, notamment au cours des dernières années, lorsqu’il peint sa belle-fille, jeune femme, avec ses deux fils aînés, ou encore La petite mère, Les deux soeurs, La lettre du nouvel an. Il a, maintenant, des petits-enfants de son fils Marc et l’on voit désormais de plus en plus de jeunes enfants, notamment des petits paysans dans ses tableaux.

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Madame Marc Girard et ses deux fils aînés

Il reste, aussi, attaché à l’un de ses thèmes favoris, les femmes dans des jardins, mais leurs tenues sont un peu moins chatoyantes qu’au cours de la période précédente (La cueillette des dalhias, Sur le perron en automne….)

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La promenade de la grand-mère

S’agissant des vues de Paris, s’il continue à peindre le quai aux fleurs qui a été l’un de ses grands succès, il s’écarte de plus en plus de la représentation de la bourgeoisie parisienne pour traiter de scènes de rues, de marchés et des traces de la modernité avec les halles récemment aménagées, le métro en construction ou des travaux en bord de Seine.

Ses lieux favoris, outre Paris et la région, se concentrent entre Charlieu et ses alentours (Château de Gatellier, Les bords du Sornin, Le moulin de Rongefer…) 

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Le moulin de Rongefer

et Ault-Onival et les paysages environnants (Pêcheuses descendant à la mer, Berger au soleil couchant sur mer…).

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Onival, prairie et villas

Il peint aussi quelques tableaux en Bretagne, sur le bassin d’Arcachon, en Touraine, en Normandie, en Sologne et en Provence.

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Les rochers de Ploumanach

Si ses peintures de cette période n’ont plus le succès de la période précédente, elles n’en sont pas moins un précieux témoignage  de la vie et des métiers de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème. Sans doute ne recherchait-il plus à séduire comme ce pût être le cas auparavant. En se rapprochant des courants naturalistes, il a, davantage, voulu représenter fidèlement, avec son talent et sa sensibilité, des scènes de vie quotidienne. Ce sont de précieux témoignagnes des paysages et de la société de ces années qui ont précédé la première guerre mondiale.

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