La tentation du Japon

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La toilette japonaise, 1873 

signée et datée en bas à gauche

huile sur toile, 54 x  65,4 cms

Conservation: Museo de Arte de Ponce, Porto-Rico (Fundacion Luis. A. Ferre)

Provenance: Collection Auguste Belmont, New-York

Expositions:

  • Salon des Artistes français, Paris, 1873, n°637
  • French Salon painting from Southern collections, The High Museum of Art, Atlanta, 1983, n°39, p.118-p.119, reproduit
  • Le japonisme, Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 17 mai- 15 août 1988 cat.77, p.161/ musée d’Art occidental, Tokyo, 23 sept- 11 déc. 1988

Bibliographie:

  • Castagnary, Salons, Paris, 1892, tome II, p.84
  • Pickvance « Monet and Renoir in the mid 1870 », Japonisme in art, Tokyo, 1980, p.158
  • L’illustration, 30 août 1873, n° 1592, p.142, reproduit
  • Collin, la peinture japonaise moderne , Firmin-Girard et le japonisme, 1988, p.123-p.146
  • Paul Mantz, « Le Salon. IV », Le temps, n°4431, 1er juin 1873, p.2
  • Julius S. Held, “A New Museum in Ponce”, Burlington Magazine 103, 1961, p. 317-318
  • Julius Held, Museo de Arte de Ponce: catalogue, 1965, p. 78
  • René Taylor et al., Museo de Arte de Ponce: catalogue, 1965, p.78
  • Edward Strahan, The Art Treasures of America: being the Choicest Works of Art in the Public and Private Collections of North America1879-1880, Vol. 1, p. 113, ill. opp. p. 116
  •  Our Fine-Art Collections. The Belmont Gallery. II » The Aldine, Vol 9, 1er janvier 1879, p274

 

Introduite lors de l’Exposition Universelle de Paris de 1867, la mode du japonisme s’est rapidement répandue dans le monde artistique, en particulier chez les peintres. Les premières toiles d’inspiration japonaise sont, en effet, présentées au salon de 1872. Au cours de cette même année, Firmin-Girard peint sa première toile « japonaise » qui est suivie de deux autres dans la même veine. Il représente des japonaises en costume traditionnel dans des décors naturels censés évoquer le Japon, tel qu’il était représenté dans l’ouvrage Le Japon illustré paru en France en 1870.

Dans La toilette japonaise Firmin-Girard se livre à un exercice plus complexe en reconstituant un décor intérieur japonais. il a pu acquérir divers meubles et objets japonais qu’il met en scène dans une profusion de détails qui fera dire à un critique de l’époque: « les meubles, les étoffes et ces mille objets bizarres de forme et de couleur que crée l’étrange industrie de ce peuple y sont exposés comme derrière une vitrine. » Il semble, par ailleurs, qu’il se soit inspiré de la maison japonaise présentée à l’exposition universelle et qu’il ait emprunté le thème de la toilette aux estampes diffusées à cette époque, en particulier l’une d’entre elles intitulée « une dame à sa toilette » tirée d’une série de Kusinada et dans laquelle une femme à sa toilette est servie par une autre devant un paravent, alors qu’une troisième apporte un petit meuble.

Le tableau sera salué par la critique qui voit dans Firmin-Girard l’initiateur d’un nouveau genre, alors que ce n’est pour lui qu’une parenthèse pourtant réussie, mais restée sans suite.

La toile est achetée par un collectionneur américain, Auguste Belmont, qui l’expose à plusieurs reprises parmi sa collection, avant qu’elle ne rejoigne le musée de Porto-Rico.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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