Premier séjour à Barbizon

barbizon

Les peintres de Barbizon

Signée en bas à droite

Huile sur toile, 23 x38 cm

Provenance:

  • Famille de l’artiste
  • Sotheby’s, Londres, 22 juin 1988, avec le titre Artistes peignant à Barbizon

Comme leurs prédécesseurs, Firmin-Girard et ses amis s’installent à l’auberge Ganne que les Goncourt qui l’ont aussi fréquentée qualifient de « vrai vide-bouteille de l’Art! » et la décrivent ainsi « une maison dans un treillage mangé de lierre, de jasmin, de chèvre-feuille, de plantes qui grimpent avec de grandes feuilles vertes! Des bouts de tuyau de poêle fumant dans des touffes de roses, des hirondelles nichent sous la gouttière et frappent aux carreaux; dans le rentrant des fenêtres, des torchis de pinceaux font des palettes folles. »

Ils passent leurs journées dans la forêt, se retrouvent au Bas-Bréau. Certains d’entre eux peignent des esquisses, d’autres dessinent, d’autres, enfin, se laissent imprégner par l’atmosphère des lieux qu’ils fixent dans leur mémoire pour la transcrire plus tard. De retour à l’auberge, leurs parasols dépassant de leur sac, ils accrochent aux murs, aux portes mais aussi aux armoires les pochades de leur journée, poursuivant la tradition laissée par leurs anciens. Firmin-Girard n’est pas avare de ses œuvres dans ces musées improvisés comme « chez Lafitte » à proximité de l’Ecole des Beaux-Arts, où en habitué, il décore les murs de ses esquisses.

Le dîner est le moment fort de la journée. Autour d’un modeste vin les discussions et les rires fusent des tables. Et le jour se retire  » sur tout ce petit musée, barbouillé par tous les hôtes de Barbizon et qui met à ces murs, derrière les chaises de ceux qui dînent, l’ombre ou le souvenir, le nom de ceux qui ont dîné là, écrit d’un bout de pinceau un jour de pluie, avec un reste d’étude et la verve de leur premier talent, dans tous ces tableaux qui se cognent, paysages, moutons, dessous de bois, parapluies gris dans la forêt, chevaux…. » ainsi le décrivent les Goncourt.

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