Mélancolie amère

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Charité, 1870

signée et datée en bas à gauche

huile sur panneau, 81 x 114 cm

Conservation: Musée national des Beaux-arts, Rio de Janeiro (Brésil)

Provenance: Finarte, Milan, 12 juin 1996, vendue sous le titre Les deux mères

Exposition: Salon des Artistes Français, 1870 n° 1184

Bibliographie:

  • Cham (Amédée, comte de Noé), Cham au Salon de 1870, Paris, Arnaud de Vresse, 1870
  • Ménard René, « le Salon des Artistes Français de 1870 » Gazette des Beaux-arts: courrier européen de l’art et de la curiosité, tome IV, 2ème période, 1 juillet 1870, p.48
  • Souza Alcidio Mafra de, O Museu Nacional de Belas Artes, São Paulo, Banco Safra, 1985, p.270

Durant l’année 1870, période trouble pour les français et les parisiens marquée par la fin du Second Empire, la défaite de Sedan et le siège de Paris, Firmin-Girard sensible aux difficultés et douleurs présentes, témoigne à sa façon. Il peint, notamment, deux toiles aux sujets tristes et mélancoliques. Le mendiant (conservé au musée de Cleveland aux Etats-Unis) représente un homme démuni sur un trottoir enneigé appuyé contre un mur couvert d’affiches traitant de la guerre. La charité montre une pauvre femme effondrée contre un arbre, n’ayant pu allaiter son enfant que nourrit une élégante bourgeoise qui a eu la délicatesse de laisser en arrière la calèche qui la transportait avec ses amies. La scène a un certain succès au Salon par la résonance qu’elle apporte dans cette année difficile et par l’illustration de la solidarité que l’on peut observer entre ces femmes. La critique a salué l’élégance mais aussi la bonté de ces parisiennes confrontées à la pauvreté. Cette année-là, il expose un autre tableau au Salon au titre aussi explicite lassitude.

Firmin-Girard s’est lié récemment à Armand Charnay avec qui il partage son goût pour la nature et les paysages, le conduisant parfois à peindre à ses cotés, comme c’est le cas pour ces femmes dans la forêt.

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Armand Charnay, Dames lisant dans un sous-bois

 

 

 

 

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